Le festival • Présentation

Présentation du festival

L’été dernier, dans l’ouest parisien, est né le Festival du Regard, nouveau rendez–vous
en Ile-de-France, dédié au « 8e art ».
Son créateur Éric Vialatel, partage sa passion de l’image en installant la photographie dans des lieux singuliers et parfois inattendus de sa ville : Saint-Germain-en-Laye.
En extérieur comme en intérieur, le festival propose un parcours surprenant et ambitieux, alternant découvertes, surprises et retrouvailles photographiques dans des lieux emblématiques du patrimoine architectural et historique de la ville.
Comme son nom le suggère, le Festival du Regard désire développer la singularité et la richesse
des écritures photographiques. Sylvie Hugues et Mathilde Terraube, directrices artistiques, s’intéressent à l’oeil et au style des photographes qui transcendent la réalité, la réinventent pour l’emmener dans un autre univers, où dialoguent poésie et témoignage, où l’esthétique s’appuie sur l’exigence d’un engagement.
Mais la photographie est aussi affaire de tirages, d’impressions, de matières : l’image devient photographie d’art quand on a devant les yeux une oeuvre riche, sensuelle et émouvante par sa texture, sa gamme de valeurs, ses contrastes, son format, ses harmonies de couleurs ou ses valeurs de gris.
Cette matérialité de l’oeuvre photographique sera au cœur de l’édition 2016, en dévoilant le travail d’auteurs français contemporains :
Stéphane Couturier
Coco Fronsac
Gilbert Garcin
Jean-Claude Gautrand
Bogdan Konopka
Stéphane Lagoutte
Sarah Moon
Georges Rousse
Sophie Zénon

Jusqu’au 15 juillet, le festival propose également :

• L’expo Bambino, adaptée aux regards et aux mots des jeunes visiteurs
• Les travaux d’un atelier de collage photographique à travers l’oeuvre de Gilbert Garcin, par des élèves de maternelle
• Les travaux d’enfants et d’adolescents inspirés par l’univers urbain de Stéphane Couturier ou celui des albums de famille de Coco Fronsac
• Des lectures de portfolios
•Une librairie photographique
• L’expo « Visages de Saint-Germain-en-Laye », avec Impossible Project
• Un hôtel particulier conçu comme une maison de collectionneur, qui devient un nouveau lieu d’exposition
du festival…

Edito d'Eric Vialatel fondateur du festival

Le mot d'Eric Vialatel fondateur du festival

Si l'année dernière nous avions axé la première édition du festival sur la découverte de grands photographes, nous avons choisi pour cette deuxième édition de porter le regard sur la photographie en tant qu'oeuvre physique. Pas sur les talents représentés, même s'il y en a beaucoup, mais sur le médium et sa richesse, sur toutes les manières techniques ou philosophiques de l'appréhender.

Quand on parle de photographie aujourd'hui, tout le monde a en tête le procédé numérique. Sans voir qu'il peut y avoir de nombreuses approches numériques, mais qu'il existe encore de nos jours de nombreux artistes qui continuent à œuvrer sur le chemin de l'argentique, de la photographie instantanée, des virages chimiques, des procédés alternatifs ou anciens (ambrotypes, daguerréotypes, ...), voire du collage, des installations in situ. Là où la photographie n'est vécue que comme la conclusion d'un acte plasticien. c'est doublement intéressant pour les spectateurs. Voir l'expression d'artistes majeurs, mais également découvrir des modes de photographie que tout un chacun peut investir ou expérimenter dans son quotidien. Il suffit de voir les grands succès commerciaux rencontrés ses deux dernières années pour se rendre compte de l'impact et de la réussite commerciale de procédés comme les séries Instax chez Fujifilm, les produits Impossible Project, le développement de la marque Lomo sur des appareils alternatifs...
La photographie "matérielle" est en train de retrouver un sens, à une époque où la dématérialisation à montrer ses effets pervers.

Qui aujourd'hui dispose d'album photos et de négatifs ?

Que se passera-t-il quand nos disques durs et ordinateurs ne seront plus en capacité de nous rendre nos souvenirs?

La photographie en tant que matière, que support physique, a encore de beaux jours devant elle. Et ce retour en grâce offre une autre alternative, celle de libérer l'acte créatif, l'intervention physique sur le tirage. Virages chimiques, montages, découpages, les artistes aujourd'hui se libèrent du support et viennent créer des œuvres plus riches, plus innovantes. Cette rupture s'accompagne également d'une remise en cause d'autres fondamentaux culturels. L'innovation artistique n'est plus l'apanage exclusif des jeunes générations. Il n'y a plus d'âge pour créer, et être reconnu. Gilbert Garcin a attendu l'âge de la retraite pour initier une oeuvre aujourd'hui reconnue et exposée dans le monde entier.

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